19 octobre 2009
Blues bleu ciel-hommage à Elisabeth Kontomanou et Madeleine Peyroux
Sur la console le métronome bat une mesure régulière.
J’aime écouter ce rythme, parce qu’il revient, même par anticipation. L’improvisation n’est jamais construite que sur cette assurance, celle d’un retour du thème initial. Elle apprivoise en outre ce qui jaillit du dialogue, si nous sommes deux, l’étrangeté en creux.
Dans l’appropriation de l’écart en terre musicale comme dans toutes les langues se forge le style, un creuset de voix si nous sommes plusieurs, nous sommes plusieurs : il y a votre voix accompagnée et démultipliée et nous.
Vivre et faire vivre de ces performances uniques l’unisson, l’instant incomparable où vous sonnez comme l’univers d’avant la première scission sous mes yeux écarquillés.
Je suis alors dans l’un de ces univers parallèles qui entrecroisent et fondent le réel dont les apparences contingentes apparaissent comme telles sous votre éclairage.
J’écoute les oxymores devenir fluides, les contours des contradictions, les réductions métonymiques. Des images de votre style me viennent à l’esprit tandis que je tape du pied le tempo, chaloupe sur ma chaise en effleurant le bras de mon voisin qui vibre aussi, sur quel mode je n’en sais rien mais parfois en même temps que moi et c’est un concert d’applaudissements qui vient clore cette session poétique au parc floral de Paris, le samedi 16 juin.
Un concert de jazz vocal de haute qualité semble pouvoir exaucer les vœux les plus chers.
Dans les reliances du swing, j’espère, j’espère le jazz en jeteur de ponts de ses racines blues au bleu du ciel ; sous un ciel clément qui parlerait de mariage entre le bien et le beau, une religion que j’appelle de mes vœux comme j’appelle le plus régulièrement possible mes amis musiciens pour connaître leurs dates de concert, dans un souffle, entre deux battements de métronome.
04 octobre 2009
Of divine beauty !
03 octobre 2009
Après des vacances tellement éclatantes
bris du pied
mes deux piliers se sont évanouis
je tends sur un pont chancelant
vers cette voix
qui me donne la force de me battre
pour retrouver la foi en la vie
mais il n'y a peut-être personne
au bout du pont
et c'est les cauchemards
je ferme l'oeil, je tombe du pont et je me noie
se trouver soi plutôt que l'autre
au bout du chemin
FOUTAISES !
trouver l'autre quand cette autre parle d'amour
c'est se trouver soi aussi
n'est-ce pas Olöf ?
Réponds toi si tu as des muscles !
22 septembre 2009
Eclat doux de Bretagne à paris
19 septembre 2009
Morceau inspiré de Bach, Zappa et...Zola : la beauté !
13 septembre 2009
Natacha dans ses oeuvres-le langage des anges
http://www.dailymotion.com/video/x5nmwg_cabaretangelique_creation
07 septembre 2009
Une symphonie de mots
Préambule : les énoncés performatifs se situent en un sens à l’origine poétique des mots : « Que le lumière soit et le lumière fut », au début du livre de la genèse est un énoncé performatif.
De plus, ces énoncés font ce qu’ils disent : ils tiennent leurs promesses.
Deux raisons de leur prêter attention en ce qu’il revête le langage d’une dimension éthique.
Les mots sont ici pris dans ce sens performatif.
Voyons maintenant les sonorités particulières de l’anglais selon les règles d’accentuation des mots et des phrases et de l’intonation de celles-ci.
Les quatre principales règles d’accentuation en anglais (l’accentuation de mot selon son nombre de syllabes, selon qu’il est lexical ou grammatical, l’intonation montante ou descendante de la phrase selon sa nature et le temps imparti à la prononciation de la phrase, l’anglais étant un « time-stressed language » par opposition au français qui accorde un poids plus égal à chaque syllabe).
A l’intérieur de ce cadre de nombreuses combinaisons de sons sont possibles.
Considérons maintenant le son le plus ténu d’une minuscule source d’eau parfois audible parfois non, coulant néanmoins.
La voix éthique des performatifs est assez forte tandis que le rythme des sonorités a un impact moins grand sur l’auditeur.
Ici se trouve peut-être le lien que je cherche entre l’éthique et l’esthétique considérées comme deux voix qui ont un impact sur l’auditeur et qui résonne dans le monde extérieur aussi.
La première voix est toujours audible alors que la seconde ne l’est pas parfois du à l’irrégularité des sons (comme la source d’eau décrite plus haut).
Le design de cet ensemble – avec l’idée qu’il se trouve toujours un design sous-jacent à une idée- est le suivant : la poésie (des performatifs) est liée à la notion de cause et effet (les performatifs pouvant se traduire par l’expression d’Austin, leur découvreur, « Quand dire c’est faire marquant ainsi une relation de causalité) et les règles d’accentuation à l’irrégularité (du rythme).
Il serait possible d’explorer cette mise en équation ainsi posée mais nous lui préférons un autre ordre (celui du produit en croix) avec l’idée que la langue est un système de différences et d’opposition.
Deux paradigmes alors apparaissent où la poésie va de pair avec l’irrégularité et les règles d’accentuation vont de pair avec la relation de cause à effet.
Relier l’éthique à l’esthétique donne nous donne deux formules : la poésie de la cause et de l’effet et une voix renforcée : la grammaire des règles d’accentuation (renforcée par la proximité des termes apposés).
Comment déduire une symphonie de mots à travers ces deux formules
Une composition musicale peut être comparée à un système philosophique où les parties du tout sont reliées entre elles organiquement mais il a de plus un aspect dynamique où aucune partie n’est séparé du tout ou doté d’une importance mineur, toutes les parties sont majeures.
Un système philosophique a un aspect diachronique où la vérité est toujours en point de mire tandis qu’une composition musical a un aspect synchronique où chaque étape est une étape clef.
Revenons à nos deux formules :
-La poésie de la cause et de l’effet,
-la poésie de l’irrégularité (nous considérons que l’ancienne formule les règles de cause à effet est redondante).
Essayons de les adapter à une composition musicale nous obtenons :
-le phénomène de écho (de la cause à l’effet)
-un son qui n’est pas renvoyé ou renvoyé avec un délai de temps par un autre son.
Essayons d’autre part d’introduire dans ce système organique des aspects dynamique et synchronique. La chair, la couleur, le goût pour l’aspect organique au sens propre pourrait être figuré par un chemin narratif et le style serait celui d’une promenade où chaque moment est un moment de découverte.
Le chemin narratif serait ainsi le lien organique dans ce système d’échos, l’aspect dynamique étant figuré par les moments de découverte d’égale importance.
L’aspect synchronique serait l’aspect spirituel de cette composition pouvant prévaloir pour tous les temps (passé, présent, futur).
Ce travail sur la structure de l’œuvre est le travail sur une forme (le cheminement narratif) doté de deux systèmes d’écho, la forme s’incarnant dans ce système d’échos.
05 septembre 2009
Découvrez Yaël Naim et Arno en duo aux Victoires du Jazz sur France 3 sur Culturebox !
04 septembre 2009
Le baromètre indique "variable" mais où il est ?
28 août 2009
Dire de quelqu'un(e)
qu'il ou qu'elle est réel(le)
est la pire insulte !



