Une m est déposée au creux de ma main.

Cela me rappelle la journée des câlins qui a eu lieu jeudi. Il s’agissait de faire un hug à quelqu’un.

Un copain a eu son câlin avec son chat rouse roseonronnant.

Je reprends la ouate dans mes mains, c’est un morceau de coton de la même teneur que mon pull. Elle est douce, délicate, fragile et se laisse facilement apprivoiser, plus facilement  que la gracieuse Melody Gardot.

Mes amis la mousse rose et le coton sont d’élégants compagnons de danse sur le port masqué de l’écriture.

Ils contiennent la même encre que la pieuvre et instillent des mots colorés.

Vingt-mille lieues sous les mers à la surface de l’écriture qui danse sur le pont immergé.

Quand le sous-marin refait surface il est couvert de méduses cotonneuses.

Le coton, en tous temps et en tous lieux, c’est d’abord le chant des esclaves martelant leur labeur en cadence dans les champs, un chant de libération repris par le jazz.