13 mai 2008
correspondances

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
(Recueil : Les fleurs du mal)
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Correspondances, Les Fleurs du Mal,
Baudelaire
La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens
"les correspondances -Baudelairiennes-
accueillent le monde dans son immensité
et la transforme en immensité de l'être intime".
(Bachelard, "La poétique de l'espace")
Elles contiennent le haut comme le bas et les définissent
en regards croisés , en clins d"oeil
de façon fluxuante.
"Même si la sensibilité poétique jouit
des mille variations du thème, "des correspondances",
il faut reconnaître que le thème
est en lui-même une jouissance suprême".
(Bachelard)
beyond paradox
(Ornk)
An imaginary couple between word and image: unity.

