29 novembre 2007
honey to be expected
il est comme un fil qui
m'éléctrise
je vois néons
et cela crépite
et m'énerve
not busy as a bee
but nervous as a bee
without honey
27 novembre 2007
luxe et colère
la colère naît à point de jour
depuis l'endormissement chaotique
jusqu'au réveil
en passant par des réveils en sursaut
la puissance du rêve
est comme anihilée
et ne me couvre pas de ces images oniriques,
mythologiques et symboliques
qui sont le repos de l'âme
et une situation terrestre
parmi les autres
alors le matin je suis furieuse
contre les autres et moi-même
le repos, l'apaisement, je le trouve dans tes mots
et parfois aussi dans la voix d'une amie
qui me reconnaîtra comme humaine
douée de penchants favorables ?
j'aspire à l'absence d'aspérités
un monde luxueux, ce luxe
qui est le confort de se connaître
et de savoir se mettre à l'abri
22 novembre 2007
le danger comme coup de poignard
passé, je respire et retrouve l'instinct
de survie
où était-il passé, l'instinct ?
moments d'affollement
et si l'on s'apprétait à me
faire rire plutôt
en ascendance l'on me dérange, me poignarde ?
êtres nuisibles, oisifs, méchants
dont je suis isssue
tu es la fleur sur le tas de f.
m'a t-on dit une fois
la fleur se sent seule
mais aime bien la compagnie de tes arbres
21 novembre 2007
le soleil dans les chaussettes
esprit malin, chagrin
détourne toi de ma vue
une erreur contigente
les jours déroulent
leur manteau de soi
me lissant au passage
un sentiment de passage
rapide, insaisissable
de quoi est faite la matière du jour
de ce que je lui adjoints
mais l'esprit malin, chagrin, rivalise
désir mimétique est le désir
au royaume des autres
qui cherchent le chemin
ce chemin propre
dont j'aimerais me targuer
si on me le reconnaisssait
peut-être le fait-on doucement
mais je suis un peu dure d'oreille
j'enlève mes chaussettes
au cas où le soleil
voudrait improviser par là
18 novembre 2007
mon baromètre
ma bécane
température des élèments
17 novembre 2007
les yeux dans les ailes
fringale de toi
une énigme chatoyante
belle-veillante comme la lune
proche-lointaine
qui diffuse jusqu'à moi
la merveille de l'amitié
pour l'étérnité
with love
16 novembre 2007
des nuits sans mots
main laissée libre pour
chaque épreuve
de la traversée de la nuit
sans étoiles, ni lune
absolument seule
face aux rêves qui me narguent
au lieu de m'éclairer
après -hension du vide
la nuit je tombe
et me réveille épuisée
j'ai regagné la surface
nuits dépourvues de sens
rameuse au lieu des non-êtres
dormeuse éveillée
je ne plonge pas assez
une main laissée libre
que tu sais saisir
pour l'abandonner
rythme des éléments
chaque nuit
je ne m'abandonne pas
je suis abandonnée
ce rythme m'égare
chaque nuit j'attends sur ce quai
une visite signifiante
traffic perturbé
des nuits sans mots
je fixe le paquet de cimes
du regard
ensemble touffu
impressioniste-massif
à l'écart se détache
l'oeil photographe-respirant
et alors je peins à la Gauguin
ce paysage que je fais mien
que je retiens, que j'apprends à réciter
de près, de loin
du plus loin qu'il m'en souvienne
je décide de le repeindre ailleurs, partout,
toutes les fois où les Nymphéas
manqueront à l'appel
comme un attrape-chance intérieure
que je m'offre pour baliser le parcours extérieur
l'on me chuchote à l'oreille qu'ici un enfant s'est noyé
pas dans la paquet mais dans le lac en contrebas
mais qu'il respirait très bien après la noyade
puisque l'attrape-chance
15 novembre 2007
un brin de solitude
se transforme souvent en forêt inquiétante
le prochain approché alors
devient lointain
et l'on rejoue tout à la roulette
rythme heurté
dommage que tu ne fasses pas partie
de mon quotidien
alors le béton re-fleurirait
13 novembre 2007
morfonde bleue
Yvonne de Galais
entre aujourd'hui et l'instant d'après
un mur qui'l faut forcer
factice d'un jour
moi je pense toujours toujours
comment peut-on penser autrement ?
l'éternité n'est pas de trop



